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Le Blanc-Bleu Belge reprend du poil de la bête

Destinée à la production de viande, la race Blanc-Bleu Belge (BBB) représente quelque 80 % du volume de l’élevage bovin en Wallonie.

Texte : Philippe Van Lil

Didier Petry

Didier Petry

Président

Blanc-Bleu Belge Promotion

Nul n’est prophète en son pays ! Le BBB souffre parfois d’un déficit d’image auprès du grand public. Pourtant, il tient le haut du pavé dans notre consommation de viande bovine, loin devant des races comme les Limousines, Salers, Angus, Blondes d’Aquitaine ou autres viandes à la mode telles que les bœufs irlandais et argentin. De plus, comme le souligne Didier Petry, Président de l’asbl Blanc-Bleu Belge Promotion, « à la suite de l’engouement engendré par la crise sanitaire pour la cuisine locale, la race a été sollicitée et elle a repris encore un peu plus du ‘poil de la bête’. »

Rendement et qualité exceptionnels

Le succès de la race s’explique en raison de plusieurs éléments. Du côté des éleveurs, cette race docile est celle qui produit le plus de kilos de viande par rapport à sa consommation d’aliments. « Son efficacité alimentaire est excellente et elle valorise très bien les prairies. De plus, la carcasse donne un rendement exceptionnel à l’abattage – au moins 70 % – et un pourcentage de morceaux nobles à griller parmi les plus élevés. Les avants servent souvent à préparer des carbonades ou des rôtis à la casserole, alors que dans les autres races, ils servent plutôt à faire du hachis. »

Du côté des consommateurs, des tests à l’aveugle ont confirmé que le BBB arrive en première position en termes de préférence chez les Belges. Didier Petry précise que « les excellentes qualités gustatives de la viande sont multiples. La viande des veaux et des taurillons – les taureaux entre 18 et 24 mois – sont particulièrement tendres, tandis qu’une vache de 3 ou 4 ans donne un goût exceptionnel. »

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