Vous comptez vous rendre à l’étranger avec votre animal de compagnie ou vous souhaitez y adopter un animal ? Aline Van den Broeck, Porte-Parole de l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA), rappelle l’importance vitale de le faire vacciner avant de franchir les frontières.
La Belgique bénéficie d’un statut de pays indemne de la rage depuis 2001. Un privilège sanitaire que l’AFSCA entend protéger à tout prix. « Notre priorité est d’empêcher que la rage ne pénètre sur le territoire », explique Aline Van den Broeck. « Le risque est loin d’être théorique : cette maladie foudroyante cause encore près de 59.000 décès par an dans le monde. Plus de 150 pays sont touchés, dont des destinations très prisées comme le Maroc ou la Turquie, mais aussi des pays plus proches comme la Pologne ou la Roumanie. »
Le danger est d’autant plus sournois que l’incubation est longue. Un animal peut porter le virus pendant six mois, voire plus, sans présenter le moindre symptôme. Pourtant, une fois les signes cliniques apparus, l’issue est systématiquement fatale pour l’animal. « C’est une maladie particulièrement cruelle. Pour l’humain, si les symptômes se manifestent, il est souvent déjà trop tard. Il en décède lui aussi », prévient la porte-parole.
Face à cette problématique, le message des autorités sanitaires est clair : tout projet de voyage avec un animal doit débuter par une visite chez le vétérinaire. « Ce professionnel est le seul à pouvoir garantir que l’animal respecte les règles strictes de vaccination et les éventuels tests supplémentaires requis », insiste notre interlocutrice. La vigilance doit être constante, même au retour.
En 2025, l’AFSCA a traité 274 dossiers concernant 337 chiens et chats entrés illégalement en Belgique, souvent repérés par des vétérinaires vigilants. « Chaque animal non en règle de vaccination représente un risque. À l’étranger, résistez aussi à la tentation de caresser les animaux errants », conclut Aline Van den Broeck.
