Skip to main content
Home » Ma Famille » « Personne ne nous appartient : ni notre conjoint, ni nos enfants ! »
Bien-être

« Personne ne nous appartient : ni notre conjoint, ni nos enfants ! »

Jill et ses enfants James (8 ans), Bella-June (10 ans) et Jude (5 ans).
Jill et ses enfants James (8 ans), Bella-June (10 ans) et Jude (5 ans).
Jill et ses enfants James (8 ans), Bella-June (10 ans) et Jude (5 ans).

Jill Vandermeulen, alias Silent Jill, est chroniqueuse télé sur RTL TVI et PLUG RTL, youtubeuse et influenceuse sur Instagram et TikTok. À 32 ans, cette maman de trois enfants dévore la vie, tant sur le plan professionnel que familial. Le thème de la famille lui tient à cœur. Elle est même intarissable sur la question…

Texte : Philippe Van Lil – photos : Kris Van Exel

Que vous inspire le thème de la famille ?

« Énormément de choses ! En premier lieu car j’ai moi-même une famille recomposée. Divorcée, j’ai un compagnon de vie depuis près de deux ans et trois enfants avec lesquels je vis une semaine sur deux : Bella June, une fille de 10 ans, James, un fils de 8 ans, et Jude, un fils de 5 ans. Lorsqu’on a raté son mariage, il est impératif de réussir… son divorce ! Tout le monde a envie de vivre sereinement, sans avoir à faire face à des conflits incessants dans le cercle familial. La famille doit être un endroit positif qui apporter calme et réconfort. »

Comment y parvenir ?

« Ceci passe par l’acceptation des membres qui viennent s’ajouter dans la famille. Ce n’est pas une chose innée ; ça se travaille ! On peut par exemple avoir peur de perdre sa place de parent principal lorsqu’arrive un nouveau conjoint dans le cercle familial. Dans le même temps, il s’agit de donner au nouveau conjoint une réelle place. Ceci est tout aussi vrai si votre ancien conjoint refait sa vie et si vos enfants sont amenés à côtoyer sa nouvelle compagne. Chacun doit apprendre à accepter que personne ne nous appartient : ni notre conjoint, ni nos enfants. » 

Un autre défi est de concilier vies familiale et professionnelle…

« J’ai la chance d’exercer un métier qui, même s’il est accaparant, me permet d’avoir des horaires flexibles et d’être disponible pour mes enfants. Mais ce n’est pas vrai pour tout le monde ! Beaucoup de parents se plaignent des horaires de garderie après l’école, pas vraiment compatibles avec des horaires de travail… et les nombreux embouteillages ! Dans le même temps, quand vous récupérez un enfant en bas âge à 18h, ça peut être aussi fort tard : il faut encore retourner chez soi, s’occuper des devoirs, du repas, du bain… et garder le petit moment du soir avec l’enfant. »

À juste titre, on vous sent remontée…

« Il est grand temps de faire changer les mentalités ! Dans beaucoup de milieux professionnels, rien n’est mis en place pour faciliter le travail des mères de famille. La question de l’aménagement de leur temps de travail doit être soulevée. Il faut pour qu’elles puissent s’épanouir à la fois dans celui-ci et dans leur rôle de maman sans être continuellement mises sous pression des deux côtés. »

Je suis effarée de voir le nombre d’enfants actifs sur les réseaux sociaux sans aucune supervision parentale.

Selon quelles modalités ?

« La crise sanitaire actuelle a révélé que le télétravail peut être une solution tout à fait envisageable dans certains cas. Les mères qui le désirent pourraient par exemple quitter leur lieu de travail plus tôt, récupérer leurs enfants à temps à l’école et, une fois ceux-ci couchés, terminer leur journée de travail. La Belgique devrait plus s’inspirer de ce qui se fait dans les pays nordiques, où nombre d’adaptations ont été mises en place pour les familles. Chez nous, on ne pousse vraiment pas les femmes à envisager la maternité comme une expérience fabuleuse mais plutôt comme une contrainte. »

Quel autre thème vous tient à cœur ?

« Je suis effarée de voir le nombre d’enfants actifs sur les réseaux sociaux sans aucune supervision parentale. Sur TikTok, fortement utilisé par les plus jeunes, figurent des contenus absolument inappropriés, entre autres de l’hypersexualisation de petites filles. L’une des grandes modes actuelles est de tomber enceinte exprès très jeune pour se faire connaître ! Ces jeunes filles ont des rapports sexuels sans protection à tous vents pour avoir un enfant. Une ado enceinte sur TiKToK, ça rapporte des abonnés et vous donne l’illusion d’être une star ! Ces très jeunes filles ont ainsi des centaines de milliers d’abonnés mais uniquement car elles sont en fait des ‘bêtes de foire’ ! »

Next article