En 2024, en Fédération WallonieBruxelles, plus de 1 000 enfants n’ont pas pu être pris en charge en urgence ou à court terme dans une famille d’accueil. Ils sont actuellement entre 600 et 900 en attente d’un accueil à long terme. Julie Blondiau, directrice d’un service d’urgence et de court terme de Famille d’Accueil insiste sur l’impact positif de l’accueil familial.

Julie Blondiau
Directrice d’un service d’urgence et de court terme de Famille d’Accueil
L’accueil familial se décline sous plusieurs formes : d’urgence, à court, moyen et long terme. Nuance importante : contrairement à l’adoption, il ne modifie pas le statut légal de l’enfant, ni son lien de filiation. « Beaucoup de personnes imaginent que l’accueil familial est un engagement à vie, alors qu’il peut être ponctuel en fonction du type d’accueil », explique Julie Blondiau.
Toutefois, être famille d’accueil ne se résume pas à de l’hébergement. « Cet engagement peut bouleverser positivement le quotidien voire la vie de l’enfant, comme celui de la famille d’accueil », estime notre interlocutrice. « L’accueil aide parfois simplement l’enfant à traverser une crise ou peut prendre la forme d’un foyer à long terme. Dans les deux cas, cela peut redonner de la stabilité à l’enfant, voire réellement changer son destin. »
Afin d’encourager de nouvelles familles à s’engager dans cette démarche d’accueil, Famille d’Accueil multiplie les initiatives, dont vous trouverez les détails sur son site web. Elle a par exemple réuni plus de 800 coureurs aux 20 km de Bruxelles pour représenter les enfants en attente d’une famille d’accueil. Elle a aussi édité un livre photo rassemblant les témoignages d’acteurs impliqués dans l’accueil. Par ailleurs, elle a apporté son soutien à la diffusion du spectacle de danse monté par la compagnie Ritournelle et dont 3 représentations sont encore prévues en avril ; il raconte l’histoire d’une petite fille séparée de sa mère par les autorités en raison de problèmes psychologiques.
Enfin, comme le souligne Julie Blondiau, « même si l’on ne peut pas accueillir soi-même un enfant à domicile, on peut aussi en parler autour de soi et devenir ambassadeur de la cause. »