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Fier d'être belge

Hergé, un ambassadeur de la Belgique toujours d’actualité

© Danny Gys - Atelier Christian de Portzamparc - Hergé/Tintinimaginatio

Implanté au cœur de la cité universitaire de Louvain-la-Neuve, le Musée Hergé est bien plus qu’une simple vitrine pour les aventures de Tintin. Dominique Maricq, auteur et archiviste de l’institution, nous livre les coulisses de ce lieu d’exception qui célèbre l’œuvre protéiforme de Georges Remi, alias Hergé. Entre histoire, architecture visionnaire et rayonnement international, plongée dans l’univers d’un artiste complet qui continue de faire briller la Belgique par-delà les frontières.

Le projet d’un musée dédié à l’univers d’Hergé ne date pas d’hier. Comme l’explique Dominique Maricq, « dès 1979, le créateur de Tintin en caressait l’idée, mais sa disparition en 1983 laissa le chantier en suspens. C’est sous l’impulsion de Fanny Rodwell que le projet renaît véritablement au début des années 2000. Après avoir cherché en vain un terrain à Bruxelles, c’est finalement à Louvain-la-Neuve, sous l’invitation du futur bourgmestre (de 2001 à 2018), Jean-Luc Roland, que le musée trouve son écrin. »

Inauguré en 2009, le bâtiment lui-même est une œuvre d’art. Notre expert souligne d’ailleurs que « son concepteur, Christian de Portzamparc, est un architecte visionnaire, un poète de l’architecture. Le bâtiment joue sur la modernité, la lumière et une certaine sensualité des espaces. » Des passerelles de verre et des ouvertures sur la ville créent par exemple un dialogue constant entre le monde du rêve et la réalité d’une cité étudiante en mouvement. Guère étonnant dès lors qu’outre les salles d’exposition permanente, le musée soit aussi le lieu d’événements divers tels que des expositions temporaires, des conférences, des séances de dédicaces ou des visites guidées pour groupes.

Une immersion totale dans l’œuvre d’un créateur complet

Si Tintin est la figure de proue du musée, l’exposition permanente s’attache à dévoiler les multiples facettes de Hergé. Sur trois niveaux, le visiteur découvre plus de 80 planches originales, 800 photographies et une multitude de documents rares qui font émerger les nombreux talents de graphiste, de publiciste, d’affichiste et même de peintre de Hergé.

Des séries un peu moins connues à l’étranger – comme Quick et Flupke ou Jo, Zette et Jocko – sont également mises à l’honneur, tout comme ses quelques essais de cartoons. Dominique Maricq insiste sur la richesse des archives du musée : « On y trouve des bleus de coloriage, des feuillets de documentation et même des produits dérivés anciens, prouvant que le merchandising existait bien avant la Seconde Guerre mondiale. »

Ce patrimoine exceptionnel constitue une véritable carte de visite pour la Belgique. Aujourd’hui, Tintin est même présent, sous forme d’hologrammes, sur des documents officiels tels que nos passeports belges. Avec 260 millions d’albums vendus et des traductions dans plus de 140 langues et dialectes, l’œuvre continue de percoler à travers les générations et les cultures.

Le choix de Louvain-la-Neuve pour abriter ce trésor national n’est pas le fruit du hasard : Hergé a longtemps vécu à Céroux-Mousty, tout près de là. Le musée s’inscrit donc dans une logique territoriale forte, tout en restant une destination touristique majeure. Il invite à la redécouverte d’un maître dont le talent ne finit pas d’étonner.

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