Professionnels et partenaires sont rassemblés pour œuvrer au bien-être mental des adultes de la région du Centre, de Charleroi et de la Botte du Hainaut.
Cindy Etienne, Coordinatrice du réseau Mosaïque, résume le principe de base des dispositifs du réseau : « Le réseau dépend du financement du SPF Santé publique et de l’INAMI pour les psychologues de première ligne. Financée dans le cadre du contrat B4 et de la réforme Psy 107, notre mission est de favoriser la coordination entre les professionnels des différents secteurs.
Ce financement permet notamment de soutenir une fonction de coordination sur chaque territoire, avec pour mission de créer du lien entre les partenaires et de favoriser la continuité des trajectoires de soins, afin d’éviter que chaque intervenant travaille séparément dans son propre silo (hôpital, soins à domicile, psychologue…). »
Le but est donc de créer du lien entre les partenaires de la santé mentale (soins primaires, précoces, de première ligne, jusqu’aux soins chroniques et intensifs), mais aussi dans des domaines hors santé mentale tels que le travail, les loisirs ou le logement : « Les conditions de vie, comme l’accès au logement ou à l’emploi, ont un impact direct sur la santé mentale. Ne pas en tenir compte limiterait l’efficacité de l’accompagnement », souligne C. Etienne.
Pour rappel, la réforme prévoit cinq fonctions autour desquelles les réseaux se structurent : la prévention et les soins de première ligne, le soin ambulatoire, la réhabilitation et l’insertion, le logement ainsi que les soins hospitaliers. « Mosaïque fait actuellement évoluer sa gouvernance, notamment en mettant en place des groupes de travail plus transversaux. Ainsi, nous réfléchissons actuellement, avec les partenaires du territoire, à la création d’outils permettant de faciliter l’accès des usagers aux ressources les plus adaptées », précise encore Cindy Etienne.