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Colocation, récup et DIY : les nouvelles tendances de l’habitat belge

Cédric Wautier, journaliste et Virginie Jacobs, architecte © PHOTO : SNARK PRODUCTIONS

Visages emblématiques de l’émission Une Brique dans le Ventre sur la RTBF, l’architecte Virginie Jacobs et le journaliste Cédric Wautier livrent un regard sans filtre sur les réalités actuelles de l’habitat en Belgique. Entre crise des coûts, besoin de réconfort et freins administratifs, le secteur traverse une mutation profonde.

Le constat est sans appel : construire ou rénover est quasiment devenu un challenge. Depuis la crise sanitaire, l’explosion du prix des matériaux et de la main-d’œuvre pèse lourdement sur les budgets. Pour Cédric Wautier, « cette pression financière impose une nouvelle tendance : le Do It Yourself (DIY). Pour certains, il y a une obligation de mettre la main à la pâte pour réduire les coûts.  » Virginie Jacobs confirme cette évolution : « Malgré la complexité technique et le temps nécessaire qu’ils impliquent, le réemploi et le recyclage de matériaux deviennent des solutions indispensables, en particulier pour les plus jeunes. »

Patrimoine et urbanisme

Un autre défi majeur est la transformation du bâti existant pour répondre à l’évolution des besoins des citoyens. Virginie Jacobs pointe la difficulté de diviser de grandes demeures énergivores en petits logements : « Alors que la demande pour de petits logements explose, les communes bloquent parfois ces divisions par respect du patrimoine ou à cause d’anciennes règles d’urbanisme. »

La colocation gagne du terrain, touchant désormais aussi les 40-60 ans désireux de partager les frais et la convivialité.

Des rénovations complexes, des solutions créatives

À cela s’ajoute la complexité des rénovations, pour lesquelles l’amélioration de la performance énergétique doit se faire au cas par cas. «  Face à ces mutations, l’avenir semble se dessiner vers des habitats plus compacts et optimisés. Les propriétaires sont d’ailleurs très ingénieux pour trouver des solutions. »

En effet, en dépit des difficultés, la maison demeure un cocon protecteur indispensable pour les Belges et le modèle traditionnel est en pleine recomposition. Comme le confirme Cédric Wautier, « la colocation gagne du terrain, touchant désormais aussi les 40-60 ans désireux de partager les frais et la convivialité. »

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