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Fier d’être belge

Helena, l’ascension fulgurante d’une « girl next door » fière de ses racines belges

Héléna Bailly, CHANTEUSE © PHOTO : BOB JEUSETTE

Elle est passée en un an de l’ombre de sa chambre aux projecteurs des plus grands Zéniths. À seulement 24 ans, la jeune chanteuse Helena – Héléna Bailly à la ville – incarne aujourd’hui le nouveau visage de la pop belge. Entre deux dates d’une tournée marathon, celle que le public a découverte dans la Star Academy se confie sur son parcours, ses combats et cet amour indéfectible pour son pays natal.

Il y a un peu plus d’un an, Héléna Bailly était étudiante en logopédie à l’ULB, menant une vie paisible et discrète. Si la musique l’habitait déjà, elle restait un jardin secret, une passion cultivée à l’abri des regards, même ceux de ses proches. Aujourd’hui, sa voix résonne dans les salles les plus prestigieuses et ses titres cumulent des millions d’écoutes. Ce destin, elle l’a provoqué sur un « coup de tête », une envie soudaine de pimenter une existence qu’elle jugeait peut-être trop rangée.

Un coup de folie devenu destin

« J’avais l’impression que je n’avais jamais fait un petit coup de folie dans ma vie, il me manquait quelque chose », nous confie-t-elle avec cette sincérité qui a séduit les téléspectateurs. Ce saut dans l’inconnu, c’est le casting de la Star Academy. Sans jamais avoir chanté en public auparavant, la Belge s’impose par sa douceur et son talent, atteignant la demi-finale du programme. Depuis lors, pour celle qui est surnommée « girl next door » pour son image accessible, tout s’est accéléré  : une signature chez Sony Music, des singles à succès, un premier album « Hélé » en mars 2025 et une réédition de celui-ci « Hélé 2 » en octobre 2025, incluant le titre actuel « Capuche ».

Aujourd’hui, la scène est devenue son quotidien. Après une tournée phénoménale avec ses camarades de promotion, Helena s’apprête à retrouver son public en solo. « Pour l’instant, mes projets concernent essentiellement la scène », expliquet-elle. Un agenda vertigineux qui l’emmènera notamment à Forest National ces 9, 10 et 11 avril, ainsi qu’aux Francofolies de Spa le 26 juillet, avant de poursuivre sa route dans les Zéniths jusqu’en décembre 2026.

À l’étranger, les Belges ont un énorme capital sympathie et cela ouvre les portes et les cœurs.

Une voix au service de messages forts

Si Helena séduit autant, c’est aussi par la profondeur de ses textes. Loin de la pop superficielle, elle n’hésite pas à aborder des thématiques sociales et personnelles. Son titre Summer Body, devenu un véritable hymne à l’acceptation de soi, a marqué les esprits par son message de «  body positive  ». Mais la chanteuse explore aussi des zones plus sombres : les relations toxiques dans Mauvais Garçon, le harcèlement, le deuil ou encore les crises d’angoisse et l’insomnie.

«  J’ai l’impression d’avoir donné plusieurs morceaux de mon âme dans chaque chanson », livre-t-elle. Son premier album, qu’elle propose désormais dans des versions réarrangées pour le live, est une invitation à entrer dans son intimité. Pour elle, la musique est un exutoire, mais aussi un outil de connexion et d’aide à autrui. Cette volonté se traduit notamment par un engagement caritatif sans faille ; on a pu la voir soutenir Cap 48, le Sidaction, le Télévie ou encore rejoindre la troupe des Enfoirés pour les Restos du Cœur.

J’avais l’impression que je n’avais jamais fait un petit coup de folie dans ma vie, il me manquait quelque chose.

La belgitude comme boussole

Malgré le succès et les allers-retours fréquents à Paris, Helena reste viscéralement attachée à la Belgique. Elle n’est d’ailleurs pas la seule : « À l’étranger, les Belges ont un énorme capital sympathie et cela ouvre les portes et les cœurs. »

Installée à Bruxelles, elle savoure les plaisirs simples de la vie : une promenade entre amies au Bois de la Cambre, une pause à la place Flagey, une soirée à la place du Châtelain… Et lorsqu’on l’interroge sur ses préférences culinaires, la réponse fuse :  l’américain-frites. Mais ce qui lui manque le plus lors de ses déplacements, c’est la cuisine de sa maman et la chaleur d’un repas simple, loin du confort parfois impersonnel des hôtels.

Une étoile est née, mais elle garde les pieds bien ancrés dans son plat pays.

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